Témoignages

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Mise à jour le Dimanche, 02 Mai 2010 19:07 Dimanche, 02 Mai 2010 18:00

Nat, La vie par les deux bouts 

« Lorsque nous sommes arrivés à la clinique Michel et moi, Maria et Brian étaient déjà là. Peu après, on est venu nous chercher. C'était notre tour. On aurait dit deux collégiennes qui allaient passer un examen... On nous a accompagnées dans la pièce où avait eu lieu la ponction. Maria est allée se préparer. Elle est revenue dans une chemise bleue et s'est allongée.
 
Moi, j’étais installée sur une chaise, à côté d’elle. Judith essayait de détendre l'atmosphère. J'avais une boule dans la gorge et plus du tout de salive dans la bouche. Le chirurgien est arrivé suivi des précieux tubes transportés avec tout le respect et l'attention qu’on leur devait. Je pleure encore au souvenir de ce moment. La main de Maria et la mienne se sont trouvées, des larmes coulaient sur mes joues et Maria a murmuré : "oh, Nathalie, ne pleure pas, je vais en prendre soin, je vais te faire deux beaux bébés !".
 
J’ai réussi à répondre :"je sais, je sais, Maria, je ne suis pas triste, mais c'est trop fort, il faut que je pleure." Les oeufs magiques sont passés de leurs petits tubes au fond du ventre de Maria. Submergée par l’émotion, j'ai pu lui dire : "merci pour ce cadeau, Maria, merci d'être aussi merveilleuse !". Elle a simplement répondu : "je suis heureuse de faire ça pour toi et Michel !" 
 
 
 
 

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Mise à jour le Dimanche, 02 Mai 2010 19:07 Dimanche, 02 Mai 2010 18:00

Stéphane, c’est quoi être père ?

 

« …Flairant notre incapacité à nous reproduire, nous sommes passés aux choses sérieuses. Nous avons appelé à l’aide, pas trop fort au début, une petite consultation chez la gynécologue de ma femme : une démarche anodine qui allait nous entraîner dans un périple sans retour et une totale remise en question. L’homme que j’étais se retrouva transformé en cobaye. Je voulais un enfant, un petit bébé, d’une envie est née une obsession bien plus forte que les humiliations auxquelles je me suis prêté. 


Imaginez-vous à ma place la première fois que je me suis retrouvé dans un hôpital pour un prélèvement de sperme. Vous passez la porte de l’établissement, un malaise vous envahit avec un énorme doute, vous vous demandez, « et si j’étais stérile » ? Vous approchez du guichet et là, il va falloir dire à haute voix ce qui vous fait honte. Bien sûr, la préposée aux renseignements ne vous a pas entendu, vous marmonnez. Elle vous demande de répéter, vous le faites en rougissant comme un adolescent boutonneux qui demande des préservatifs à la pharmacienne. ….. »
 
 
 

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Mise à jour le Dimanche, 02 Mai 2010 19:06 Dimanche, 02 Mai 2010 17:59

Louise, itinéraire singulier d'une mère

« …….Les mois ont passé et je cherchais des raisons rationnelles à cette grossesse qui n’arrivait pas. L’attente est devenue pénible, j’étais de plus en plus inquiète. Je me sentais prête et heureuse à l’idée d’être enceinte. Nous avions déjà fait le grand saut en prenant cette importante décision, mais cela ne se passait pas ainsi. 
Combien de tests de grossesses sont restés désespérément négatifs alors que les copines me racontaient leurs petites mises en scènes touchantes et si spontanées pour annoncer à leur moitié qu’ils allaient devenir papa. Combien de femmes enceintes j’ai admirées dans la rue, combien de scènes de tendresse entre une mère et son enfant m’ont émues, combien de pères j’ai regardés en imaginant celui que j’aime dans ce rôle… Le bonheur des autres me fascinait, je les enviais et l’écart se creusait un peu plus chaque jour entre ces heureux gagnants et moi. J’étais celle qui n’avait pas la chance de connaître ce bonheur…
 
Très vite, j’ai ressenti une inquiétude diffuse : j’avais envie que ma gynécologue prenne au sérieux mon désir d’enfant, qu’elle tienne compte de mon inquiétude du temps qui passe et qu’elle me prescrive de simples examens pour me rassurer. J’avais seulement envie d’entendre : « tout va bien, madame, ça va venir ». Et si ce n’était pas vrai, et s’il se passait quelque chose, et si et si et si… »
   

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Mise à jour le Jeudi, 21 Mai 2009 21:17 Jeudi, 21 Mai 2009 20:34

Si j'écris aujourd'hui c'est pour donner de l'espoir aux femmes atteintes d'endométriose sévère ( très sévère) comme moi et qui au bout de la 6 ème et dernière FIV ont enfin été enceintes.

Voici mon témoignage : j'avais 29 ans lorsqu'après un an de mariage mon mari et moi avons décidés de faire un enfant, c'est après deux mois d'essais infructueux et quelques saignements entre les règles que je décide d'aller consulter ma gynéco, après un echo le verdict tombe : kyste énorme à l'ovaire gauche...opération d'urgence (alors que je n'avais jamais eu de douleur).

 

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Mise à jour le Mardi, 30 Novembre 1999 00:00 Lundi, 20 Avril 2009 06:48


Je m'appelle Marion, j'ai 25 ans et je n'ai plus d'utérus. Pour me sauver la vie, il a fallu m'enlever toute capacité à porter la vie. Voici, dans les lignes qui suivent, mon histoire.

Mars 2003 : une bosse un peu dure sur mon ventre. Etant donné que 3 ans avant j'avais eu un gros kyste hémorragique trouvé de cette façon, direction le médecin qui me trouve un utérus de 8cm. Persuadée que je suis enceinte, elle m'envoie passer une échographie. Et là, on trouve un gros myome de 8 cm de diamètre.

   

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