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Forum Stérilité Infertilité
Vendredi 16 Mai 2008 - 13:44 - 847079 visiteurs depuis 01/2002 - 25 visiteur(s) actuellement connecté(s)
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Examens infertilité
Le bilan de l'infertilité du couple

Le premier rendez-vous va permettre d'établir le bilan de stérilité du couple, pour déterminer si la cause de stérilité est féminine, masculine ou les deux.

Ce bilan de stérilité est indispensable avant de commencer un traitement.
Le bilan d'infertilité du couple comporte :

un interrogatoire (problèmes médicaux ou psychologiques, médicaments en cours, si vous êtes fumeuse ou non…)
un examen clinique par le gynécologue
la prescription des premiers examens pour la femme à faire (courbe température, dosages hormonaux etc.)
la prescription des premiers examens pour l'homme à faire (spermogramme etc.)

Les examens pour la femme
Les examens pour l'homme
Premiers examens prescrits Premiers examens prescrits
Courbe de température Spermogramme
Dosages hormonaux Spermocytogramme
Test de Hühner Spermoculture
Hystérosalpingographie Examens complémentaires
Echographie Test de fragmentation ADN
Examens complémentaires Echographie doppler
Hystéroscopie Dosages hormonaux
Coelioscopie Caryotype
Biopsie de l'endomètre Test de migration-survie (ou gradient de percoll)
Echographie des voies génitales
Deférentographie

 


 
PREMIERS EXAMENS PRESCRITS

Courbe de température

Comment la prendre ?
Prendre la température rectale le matin à la même heure, avant de se lever ou de s'agiter. Pendant 2-3 cycles au moins.


Pourquoi ?
La courbe de température permet de savoir s'il y a une ovulation, à quelle date et d'évaluer sa qualité. Elle permet aussi de connaitre la longueur des cycles et la date probable de la prochaine ovulation.


Remarques importantes :
Chez 20 % des femmes, l'ovulation ne produit pas de variation de la température ; si votre courbe n'est pas "standard", seul votre médecin pourra vous en donner l'explication, en fonction des autres éléments en sa possession.Cette courbe ne doit pas être utilisée pour programmer les câlins avec votre conjoint en fonction de la date d'ovulation : c'est un très sûr moyen pour perturber votre couple sans que le résultat visé (le bébé !) soit forcément au rendez vous.

Pour en savoir plus :
- s'il y a une montée de température vers le 14ème jour du cycle (ou plus tôt ou plus tard suivant les femmes) : décalage de 0,2 à 0,3** degrés entre la partie basse et haute de la courbe. Attention, le plateau n'a pas forcément besoin d'être à 37 °C ou plus : c'est le décalage entre la partie basse et la partie haute de la courbe qui compte.

Interprétation

- s'il y a une montée thermique, on est sûr à 99% qu'il y a une ovulation. S'il n'y a pas de montée thermique sur plusieurs cycles, alors il y a un problème d'anovulation (absence d'ovulation). Ca n'empêche pas forcément d'avoir des règles mais ça empêche d'être enceinte ! - si le plateau thermique (= température élevée = 2ème phase du cycle=phase lutéale*) se maintient constamment et suffisamment longtemps : idéalement 14 jours, et au minimum 12 jours.
NB : "phase lutéale " vient du latin luteus = jaune : c'est la phase du cycle pendant laquelle le corps jaune existe sur l'ovaire* (corps jaune = qui fabrique la progestérone, l'hormone nécessaire à l'implantation de l'embryon).

- si la longueur du plateau est normale, celà est une première preuve de la qualité du corps jaune et donc de l'ovulation.
Si le plateau ne se maintient pas haut ou dure moins de 10 jours, alors c'est un symptôme d'insuffisance lutéale, c'est à dire que le corps jaune n'est pas de bonne qualité. Dans ce cas, il se peut que la progestérone (qu'il faut doser à J22 ou au 6e jour du plateau) ne soit pas très haute (< 8ng/mL). L'insuffisance lutéale a elle-même pour cause une mauvaise qualité de l'ovulation et peut révéler des problèmes de fonctionnement des ovaires. L'insuffisance lutéale par elle-même diminue les chances d'implantation et donc de grossesse.


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Dosages hormonaux

Parfois prescrits plus tard seulement, mais de nombreux gynécologues spécialistes de stérilité les font dès le départ. C'est plus prudent, et de toute façon ces dosages sont inoffensifs - simple prise de sang.
Attention les valeurs normales dépendent parfois des laboratoires.

Quand ?
- le 3e jour du cycle (J3)
- le 22e jour (J22 du cyle et J6 du plateau thermique)
- ou le 6e jour du plateau thermique si l'ovulation a eu lieu avant ou après le 14e jour.

Quelles hormones sont dosées ?

J3 :

FSH, LH, prolactine, TSH (ThyréoStimulating Hormone) = hormones produites par une glande du cerveau (l'hypophyse)
œstradiol, œstriol, et éventuellement inhibine B = hormones produites par les ovaires
testostérone, delta-4-androstènedione = hormones mâles (même les femmes en ont un peu)
T3 et T4** = hormones produites par la glande thyroïde* éventuellement (si le médecin suspecte un problème thyroïdien)

J22 :
œstradiol, progestérone (confirme l'ovulation dans 99,9** % des cas si progestérone >8 ng/mL) = hormones produites par les ovaires pendant la 2eme phase du cycle.

Pourquoi ?
Les dosages hormonaux permettent de savoir s'il y a une cause hormonale (au niveau du cerveau ou des ovaires défaillants) à l'infertilité.

>> Pour en savoir plus : voir le tableau des valeurs hormonales

 
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Test post-coïtal : test de Hühner

Quand ?
Dans la période précédant l'ovulation (1 à 3 jours avant) ; la température doit encore être basse le matin du test (test 6-12 h après un rapport)
Si la température est montée le matin du jour où le test était prévu, il faut reporter le test au cycle suivant.

Comment ?
Prélèvement au fond du vagin d'un peu de glaire cervicale contenant normalement les spermatozoïdes, quelques heures après un rapport. La glaire est examinée au miscroscope. Ce test est fait chez le gynécologue ou dans un laboratoire d'analyse qui en a l'habitude.

Pourquoi ?
Ce test permet de savoir s'il y a de la glaire, de bonne qualité, et vérifier la compatibilité entre la glaire et les spermatozoïdes. En effet, c'est la glaire cervicale qui leur permet de remonter du vagin vers l'utérus.
La glaire cervicale est de bonne qualité si elle ressemble à du blanc d'œuf cru (glaire dite "filante") et forme des cristaux caractéristiques.
En regardant au microscope le gynécologue ou biologiste doit voir si les spermatozoïdes y survivent bien et s'ils y sont mobiles.

 
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Hystérosalpingographie (aussi appelée hystérographie)

Quand ?
En 1re phase du cycle = phase folliculaire*, entre la fin des règles et l'ovulation : de préférence 10-13e jour (en effet, en 2eme phase du cycle, si jamais on est enceinte le jour de l'examen, il y a un risque si début de grossesse ! car clichés aux rayons X et liquide injecté dans la cavité)

Comment ?
Le gynécologue ou le radiologue prescrit généralement un suppositoire d'antispasmodique (genre Spasfon) à mettre 1 h avant l'examen pour éviter un spasme du col ou des trompes, et un traitement antibiotique préventif pour éviter toute contamination par des bactéries du vagin.
On est allongée en position gynécologique, le radiologue pose un spéculum, injecte un liquide de contraste (iode) (nécessaire à la radio) par les voies naturelles et fait des clichés radiographiques de l'utérus et des trompes, avec un gros appareil qui est situé au-dessus de la patiente.
On voit de suite les clichés sur un écran puis le radiologue donne les clichés commentés.
Certaines femmes trouvent cet examen douloureux, d'autres non. Ca dépend de l'expérience du radiologue, aller chez quelqu'un qui a l'habitude et fait beaucoup d'hystérographies. Souvent, ce sont des douleurs de type douleurs de règles (moins fortes) lors du passage du col. On survit !!! Attention : l'iode peut provoquer des allergies. Pensez à le signaler si vous êtes sujettes à des allergies.

Pourquoi ?
C'est une radiographie de l'utérus* et des trompes* ("hystéro" = utérus, "salpingo" = trompes").
Elle permet de repérer des malformations de l'utérus ou des trompes, et de vérifier si les trompes ne sont pas bouchées (trompes bouchées = cause de 30% des stérilités féminines)


Pour en savoir plus :
- voir la taille et la forme de la cavité de l'utérus (c'est ainsi qu'on détecte des malformations de l'utérus, entre autres celles dues à l'exposition au Distilbène : utérus en forme de "T")
- voir des anomalies autres de cette cavité (polypes = petites excroissances de la muqueuse de l'utérus, fibromes = tumeur sans gravité du muscle de l'utérus , synéchies = accolement des parois de l'utérus etc.)
- voir certaines formes d'endométriose = apparition anormale de fragments de muqueuse utérine en dehors de la cavité
- voir si les trompes sont perméables = pas bouchées = indispensable pour que l'œuf chemine jusqu'à l'utérus
(si les trompes sont bouchées : parfois la pression du liquide utilisé lors de l'hystérographie les débouche, sinon deux solutions, que votre médecin vous exposera : chirurgie des trompes ou FIV directement, suivant les cas)

NB : Un gynécologue ne devrait jamais prescire des traitements de stimulation hormonale (genre Clomid ou à fortiori hormones injectables) avant d'avoir vérifié la perméabilité des trompes : en effet si c'est bouché, les stimulations ne servent A RIEN ! Or il vaut mieux éviter des stims inutiles…
Lu sur un forum : témoignage d'une femme ayant subi un an de stims avant que le gynéco lui prescrive une hystéro et découvre une obstruction des trompes ! Grosse colère de la patiente…plus du tout patiente, on la comprend!
Heureusement, c'est rare, la plupart des gynécos connaissent leur boulot !

 
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Echographie

Quand ?
Une en 1ere phase du cycle = phase folliculaire* éventuellement, et une vers le 4 e jour du plateau thermique Comment ?
C'est une technique d'imagerie médicale utilisant des ultrasons et permettant de voir l'utérus et les ovaires.
Examen absolument indolore.

Ne pas oublier d'arriver vessie pleine si l'échographiste ou le médecin l'a dit : une sonde émettant des ultrasons est passée sur le ventre (la vessie pleine permet de laisser passer les ultrasons jusqu'à l'utérus ou ovaires)
Puis, vessie vide, une sonde (recouverte d'un préservatif) est introduite dans le vagin.
On obtient des clichés un peu différents pour ces deux voies.
Parfois une échographie Doppler est faite (mesurer le débit sanguin)**

Pourquoi ?
L'échographie visualise l'utérus et les ovaires pour dépister d'éventuelles anomalies.

Pour en savoir plus :

Utérus :
-on mesure la taille de l'utérus et on voit sa forme externe
-on mesure l'épaisseur de l'endomètre = la muqueuse tapissant l'intérieur de l'utérus, et où l'œuf doit s'implanter : permet de savoir si la muqueuse est trop fine (c'est le cas parfois pour les femmes exposées au Distilbène) ou au contraire trop épaisse (c'est le cas si insuffisance de progestérone, ex. à l'approche de la ménopause : faute de progestérone, l'endomètre s'épaissit à cause des oestrogènes)
Ovaires :
- on mesure leur taille (vérifier qu'ils ne sont pas trop petits = signe d'insuffisance ovarienne avérée),
- on voit s'ils portent des follicules : si pas de follicules, insuffisance ovarienne à craindre.
- on voit s'ils portent des kystes ( = petites boules en partie remplies de liquide) ; si ovaires gros, et si présence de multiples petits kystes = ovaire polykystique (OPK*).
- utile pour dépister certaines lésions d'endométriose*.
A J4 du plateau, on peut voir le corps jaune sur un des ovaires, ce qui est une preuve presque sûre d'ovulation.


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EXAMENS COMPLEMENTAIRES

Hystéroscopie diagnostique

Quand ?
En 1ere phase du cycle = phase folliculaire, entre la fin des règles et l'ovulation (par exemple le 12e jour : le col étant ouvert, l'hystéroscope passe plus facilement.)

Comment ?
Après pose d'un spéculum, on passe par les voies naturelles l'hystéroscope, qui contient une fibre optique reliée à une caméra (pour visualisation à l'écran). Il permet de voir l'intérieur du col, l'intérieur de l'utérus, jusqu'à l'entrée des trompes.
Certaines femmes trouvent celà douloureux, d'autres non. Il faut un médecin ayant vraiment l'habitude des hystéroscopies, alors on n'a pas grand mal. Une anesthésie n'est pas indispensable.

Pourquoi ?
C'est une technique permettant de voir l'intérieur du col et de la cavité de l'utérus. Elle est prescrite en prévision d'une FIV ou en cas d'échecs de FIV ou en cas de fausses-couches à répétition.

Pour en savoir plus :
- permet de voir si on franchit le col (important à vérifier : car si l'hystéroscope ne passe pas, il y a peu de chance qu'un cathéter d'IIU ou de FIV passe ! En effet ceux-ci sont plus souples que l'hystéroscope donc plus difficile à faire avancer en cas de col tortueux ou étroit)
- voir de l'intérieur le col (permet de voir des lésions comme l'adénose - souvent causée par le Distilbène - et permet de voir l'orifice des glandes qui produisent la glaire)
- surtout, voir de l'intérieur la cavité de l'utérus : pour dépister un polype = petite excroissance de la muqueuse de l'utérus, un fibrome = tumeur sans gravité du muscle de l'utérus, une synéchie = accolement des parois de l'utérus, une endométrite = inflammation de l'endomètre*, une muqueuse utérine trop fine ou trop épaisse etc.L'hystéroscopie est vivement conseillée avant une FIV de toute façon : pour vérifier le passage du col et surtout l'absence d'anomalies dans la cavité, qui pourraient compromettre l'implantation ou être cause de fausses-couches.

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Cœlioscopie

Quand ?
En 1ere phase du cycle = phase folliculaire**, entre la fin des règles et l'ovulation.

Comment ?
C'est une petite intervention chirurgicale qui a lieu sous anesthésie générale. Elle permet de voir tous les organes génitaux.
Elle nécessite de gonfler le ventre avec un gaz inerte, le dioxyde de carbone (introduit à l'aide d'une aiguille à travers l'abdomen), pour pourvoir voir tous les organes génitaux et eventuellement intervenir dessus.
Le chirurgien passe une fibre optique reliée à une caméra (pour voir les organes sur un écran) à travers un très petit orifice au niveau du nombril, et les instruments dont il a besoin éventuellement (tous très fins).

Pourquoi ?
Une cœlioscopie diagnostique est prescrite en dernier recours. Grâce à une fibre optique passée à travers l'abdomen, le chirurgien inspecte l'extérieur de l'utérus, les trompes et leur pavillon, les ovaires pour dépister de l'endométriose par exemple.

Pour en savoir plus :
Une coelioscopie est prescrite :
- quand aucune cause de stérilité n'a été trouvée
- pour vérifier si les trompes sont vraiment bouchées (parfois à l'hystérographie la patiente fait un spasme des trompes, pouvant faire croire qu'elles sont bouchées)
Elle permet :
- de vérifier la perméabilité des trompes (test au bleu)
- de détecter un hydrosalpinx = "poche" de liquide qui fait enfler une trompe (souvent suite à une infection des trompes)
- de l'endométriose (lésions sur les ovaires ou autres organes, adhérences = tissu cicatriciel ressemblant à un voile, reliant l'ovaire, la trompe, voire d'autres organes)
La cœlioscopie peut être opératoire en même temps : par exemple, au cas où il y ait de l'endométriose par exemple : le chirurgien peut enlever des lésions d'endométriose ou sectionner des adhérences.


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Biopsie d'endomètre

Quand ?
Au milieu du plateau thermique (23e -24e jour)

Comment ?
Après pose d'un spéculum, une pipette d'aspiration est introduite par les voies naturelles, pour prélever un fragment de muqueuse de l'utérus.

Pourquoi ?
Pour étudier la muqueuse de l'utérus, voir s'il y a une inflammation, évaluer l'imprégnation hormonale (anomalie de la 2ème phase du cycle) surtout après des échecs de FIV.


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PREMIERS EXAMENS PRESCRITS

Spermogramme, spermocytogramme, spermoculture

Où ?
- dans un labo d'analyses? compétent pour cela !
- dans un CECOS (Centre d'Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme humains), où il y a des spécialistes

Comment ?
Après 2 à 3 jours d'abstinence
Recueil du sperme sur place, par masturbation

Pourquoi ?
Ces examens permettent d'évaluer la qualité du sperme et de vérifier l'absence d'infection.

-spermogramme : volume de sperme éjaculé, nombre de spermatozoïdes, mesure de leur mobilité (immédiate et au bout de 4 H)
-spermocytogramme : analyse de la forme des spermatozoïdes (% de spermatozoides ayant une forme normales / forme anormale, types d'anomalies ex. spermatozoïde à deux têtes. Oui ça arrive !)
-spermoculture: pour rechercher une infection éventuelle du sperme (recherche de mycoplasmes, chlamydiae ou autres bactéries comme Escherichia coli).

Tableau des résultats normaux

volume de sperme

2 à 6 mL

nombre de spermatozoïdes

> 20-30 millions/mL

mobilité des spermatozoïdes

> 60 % 1 H après le recueil
>40% 4 H après

vitalité

>70 % vivants 1 H après ; > 65 % 4 H après

formes normales

> 60 % normales

pH

7,2 à 7,9


Résultat :
-si problème d'infection : le médecin prescrit un traitement antibiotique
-autres problèmes :

  • oligospermie = pas assez de spermatozoïdes (< 20-30 millions)asthénospermie = spermatozoïdes peu mobiles ou carrément immobiles
  • oligoasthénospermie = les deux problèmes à la fois

Faire alors des examens complémentaires (consulter un andrologue)-si azoospermie = absence totale de spermatozoïdes : faire des examens complémentaires (consulter un andrologue).


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EXAMENS COMPLEMENTAIRES

En cas d'AZOOSPERMIE on recherche si elle simplement due à des canaux bouchés ou si ce sont les testicules qui n'en produisent pas.
Dans ce dernier cas, il faut savoir s'il y a ou pas des spermatides dans les testicules (spermatides = cellules à partir desquelles sont fabriqués les spermatozoïdes dans les testicules.) En effet les spermatides peuvent être prélevés directement dans les testicules et utilisés pour une FIV-ICSI.

Test de fragmentation de l'ADN

Docteur Yves MENEZO. Institut Rhône-Alpin, Laboratoire Marcel Mérieux. 69500 BRON

Il est tout d'abord important de définir ce que l'on appelle, à l'heure actuelle l'infertilité masculine. Il est admis qu'un patient se trouve dans cette situation quand le spermogramme passe en dessous des critères de l'OMS, quant au nombre, au pourcentage de spermatozoïdes vivants et/ou mobiles. Un autre paramètre important est celui des formes dites " normales " à savoir normalité de l'anatomie du spermatozoïde. Celle-ci comprend bien sûr la normalité du flagelle et de la pièce intermédiaire qui ont un impact sur la mobilité du spermatozoïde. Elle comprend aussi et peut être surtout la morphologie de la tête et de l'acrosome.

L'acrosome est l'organite qui après modification permettra la liaison du spermatozoïde à la zone pellucide puis à l'ovocyte.

La morphologie de la tête est un paramètre plus important qu'il n'y paraît à première vue : en effet, on sait à l'heure actuelle que la morphologie est assez liée à la qualité de l'ADN qui est contenu dedans. Nous verrons que ce paramètre est majeur dans l'andrologie moderne (Bartov et al, 2001, Evenson et al, 2001). Il faut savoir que les évaluations de la morphologie réalisées selon Kruger sont beaucoup plus sévères, mais par ailleurs plus réalistes et plus discriminantes que les critères de David, couramment utilisés en France. Ainsi, un sperme fécondant selon Kruger comprend 12% de formes normales. C'est surtout la morphologie de l'acrosome qui est discriminant. Deux technologies récentes sont en train de modifier le paysage de l'andrologie. Bartov et al ont récemment mis au point un microscope de haute résolution (X5000) permettant, du fait de l'importance du grossissement, une évaluation de la morphologie sur spermatozoïdes vivants. Il permet une présélection des spermatozoïdes avant ICSI.


Cette technologie améliore très significativement les résultats de l'ICSI, surtout après plusieurs échecs. De même, Evenson et al ont mis au point une méthode d'analyse de la qualité de l'ADN des spermatozoïdes par cytométrie de flux. Cette technique permet de travailler sur un échantillon de sperme après traitement sur Percoll : elle donne directement des informations sur la condensation de l'ADN ("empaquetage "), qui doit être parfaite pour permettre les toutes premières phases du développement embryonnaire. Mais aussi et surtout, elle permet une évaluation de la fragmentation de l'ADN.


Cette fragmentation est un processus pathologique lié à la présence, en trop grande quantité, de radicaux libres. Ceux ci coupent le brin d'ADN. Ceci entraîne des problèmes, au tout début du développement embryonnaire, qui se répercutent plus ou moins tard : au moment de l'implantation ou après quelques semaines de grossesse. Cet aspect est novateur et important dans les stérilités dites inexpliquées (trompes perméables, spermogramme apparemment normal) et dans les fausses couches à répétition quand tous les paramètres classiques (anticorps notamment) sont normaux. Cette approche permet déjà de donner un diagnostic après échecs d'insémination artificielle avec sperme de conjoint. Dans ce cas, quand la fragmentation est trop importante, le recours à la FIV et à l'ICSI s'avère totalement inutile.

Les techniques d'analyses modernes du sperme permettent dorénavant soit de déterminer très rapidement la nature de problèmes majeurs avant de recourir aux techniques d'AMP lourdes (Evenson et al.2001). D'autres permettent d'améliorer les résultats dans le cas de pronostic lourd (Bartov et al.2001).Bartov. et al.2001. Real fine morphology of motile human sperm cells is associated with IVF/ICSI outcome. J. Andrology 23. In press.
Evenson D., Jost L. 2001. Which idiopathic sub/infertility patients should be advised to have a semen test by the sperm chromatin structure assay (SCSA) - IIIrd Alpha Congress, New York, 9-11th september. Serono congress. In press.


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Echographie doppler

Pourquoi ?
Elle permet d'étudier la vascularisation les testicules (une bonne vascularisation est indispensable à leur bon fonctionnement).


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Dosages hormonaux

Comment ?
Par simple prise de sang.
On dose :
FSH, LH, prolactine = hormones fabriquées par une glande du cerveau (l'hypophyse)
testostérone = hormone mâle, fabriquée par les testicules

Pourquoi
En cas d'azoospermie, ces dosages hormonaux permettent de savoir si les tersticules produisent ou non des spermatozoïdes c'est-à-dire si les testicules fonctionnent bien.

La FSH et la LH = hormones transmettant les "ordres" du cerveau aux testicules pour qu'ils fabriquent les spermatozoïdes (ceci en permanence)
Si FSH et LH élevée : les testicules ne fonctionnent pas ou plus = insuffisance testiculaire**.
prolactine : si elle est élevée, elle bloque la fabrication des spermatozoïdes. Se résoud par un traitement.Testostérone : si basse : les testicules fonctionnent mal.** ( à préciser)Si dosages normaux : alors il y a certainement une production de spermatozoïdes dans les testicules… mais ensuite les spermatozoïdes restent "coincés" dans le circuit en raison d'un obstacle dans les canalisations… les empêchant de sortir ! Il faut alors trouver où est l'obstacle.


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Caryotype

Comment ?
Il s'agit d'étudier les chromosomes* de l'homme : leur nombre (22 paires de chromosomes de même type = 44 chromosomes, + la paire de chromosomes sexuels notés XY), leur forme, la présence de gènes anormaux sur certains chromosomes.

Pourquoi
Certaines anomalies génétiques (syndrome de Klienefelter) sont responsables de stérilité masculine.

En vue d'une Insémination Intra-Utérine ou d'une FIV. 


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Test de migration-survie (ou gradient de percoll)**

Quand ?
Après 2-3 jours d'abstinence sexuelle

Où ?
- dans un labo d'analyses compétent pour cela !
- dans un CECOS (Centre d'Etude et de Conservation des Oeufs et du Sperme humains), où il y a des spécialistes.

Comment ?
Après 2 à 3 jours d'abstinence
Recueil du sperme sur place, par masturbation
.





Pourquoi ?
En cas d'IIU on doit préparer le sperme : séparer les spermatozoïdes du liquide séminal et sélectionner les spermatozoïdes mobiles
Donc on fait ce test de migration-survie = recherche du nombre de spermatozodies mobiles dans le milieu ("percoll") et quelle est leur mobilité. Ceci pour savoir avant de tenter une IIU, comment se comportent les spermatozoïdes lors de cette préparation.
Suivant les résultats on s'oriente vers une IIU ou directement une FIV voire une ICSI.

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Echographie des voies génitales

Comment ?
C'est une technique d'imagerie médicale permettant de "voir" les organes à travers la peau, en utilisant une sonde à ultrasons.
Dans certains cas (si examen prostate) elle peut être faite par voie rectale.

Pourquoi ?
Elle permet de déceler des obstacles sur les voies d'excrétion (les canalisations) du sperme, pouvant expliquer une azoospermie.
Elle est surtout prescrite en cas de suspicion de problèmes antérieurs des testicules, de prostate ou urinaires
.



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Deférentographie

Pourquoi ?
Permet de savoir si une partie des voies génitales (le canal déférent) est bouchée.


Radiographie du canal déférent (partie des voies génitales excrétant le sperme, située entre les testicules et les glandes produisant le liquide séminal.)


 

 

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