La stimulation ovarienne
La stimulation ovarienne peut s’exercer à 3 niveaux :
- Au niveau de l’ovaire, qui produit les oestrogènes et la progestérone.
- Au niveau de l’’hypophyse, qui sécrète les gonadotrophines : LH et FSH.
- Au niveau de l’’hypothalamus, qui sécrète la GnRH.
La stimulation ovarienne simple
Proposée en cas de troubles de l'ovulation : anovulation (absence d’ovulation) ou dysovulation.
Traitement : anti-estrogène, qui se fixe sur les récepteurs des estrogènes sur l’hypothalamus et l’hypophyse et les empêche ainsi de freiner la sécrétion de FSH et de LH.
Principe actif : le citrate de clomifène (Clomid ou Pergotime, par voie orale, dès le 2ème jour du cycle)
Si l’ovulation n’est pas obtenue après 6 à 9 cycles, on prescrira des gonadotrophines (Gonal-f ou Puregon) par voies injectables pour stimuler directement les ovaires entre le 2e et le 5e jour.
La stimulation ovarienne dans le cadre d’une AMP
Mise en œuvre dans le cadre d’une fécondation in vitro ou d’une insémination intra-utérine
Réalisée en 2 phases :
- une phase de « blocage »
- une phase d’ovulation
* Première phase :
Empêcher la production par l'hypophyse des gonadotrophines qui stimulent la sécrétion de l'hormone lutéïnisante (la LH) et folliculostimulante (FSH).
Principe actif : agonistes du GnRH (Suprefact ou Décapeptyl) et antagonistes de GnRH (Cetrotide).
* Deuxième phase :
Stimuler les ovaires et permettre le développement de plusieurs follicules
Principe actif : gonadotrophines, administrés au 1er jour du cycle, en injections quotidiennes intra-musculaires (Gonal) ou sous-cutanées (Puregon).
Le déclencheur de l'ovulation
L'ovulation est déclenchée quand le follicule dominant atteint 18 mm de diamètre.
Principe actif : gonadotrophine chorionique humaine (hCG) par voie intramusculaire, qui a les mêmes effets que la LH et permet donc de libérer l'ovocyte.
L'ovulation se produit 37 à 40 heures après cette injection. Ainsi l'heure de l'injection sera déterminée en fonction de l'heure prévue pour la ponction ovocytaire ou l'insémination.
En l’absence de grossesse après plusieurs cycles, des gonadotrophines sont prescrits par voie sous-cutanées pour agir directement sur les ovaires et favoriser le développement des follicules :
- HMG (Ménopur), qui contient à la fois de la FSH et de la LH,
- FSH seule (Fostimon, Puregon ou Gonal F),
- LH (Luveris).
Lorsque l’échographie montre le développement d’un ou deux follicules et que les résultats des dosages d’estrogènes sont corrects, l’ovulation est déclenchée. On administre pour cela de l’HCG.
Cette gonadotrophine est produite par le placenta. Elle est extraite des urines de femmes enceintes, ou produite sous forme recombinante depuis 2002 (Ovitrelle).
Pour les femmes ayant une absence d’ovulation d’origine hypothalamique, la GnRH (gonadoréline) peut être prescrite, sous forme de seringue portable par exemple.
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