Six Français sur 10 pour la légalisation des mères porteuses
PARIS, 28 jan 2009 (AFP) - Une majorité de Français (61%) se dit favorable à la légalisation des mères porteuses, contre 33% qui s'y montrent opposés, selon un sondage exclusif réalisé par Ipsos pour le magazine Top Santé et France 5.La question de la légalisation de la gestation pour autrui est un des thèmes en débat dans la perspective de la révision de la loi de bioéthique, désormais attendue pour 2010.
Selon les résultats du sondage rendus publics mercredi, 13% des personnes interrogées se disent "tout à fait favorables" à ce que le recours à une mère porteuse soit autorisé en France, 48% y étant "plutôt favorables".
Les Français sont plus réservés lorsqu'il s'agit de se prononcer sur ce qu'ils feraient à titre personnel : la majorité (55%) disent ne pas envisager le recours à une mère porteuse s'ils ne pouvaient pas avoir d'enfant et seules 17% des femmes seraient prêtes à porter un enfant pour quelqu'un d'autre.
Les opposants à la légalisation mettent en avant le fait que cela représente pour eux "une commercialisation du corps humain" (52%), loin devant les conséquences psychologiques que cela impliquerait pour l'enfant (25%) ou la mère porteuse (18%).
Autre sujet en débat, l'anonymat et la gratuité des dons de sperme et d'ovocytes. La majorité des personnes interrogées sont pour le maintien de ces deux principes. 76% se disent opposés (dont 50% très opposés) au fait de rémunérer ces dons et 77% opposés à la levée de l'anonymat (44% très opposés).
Enfin, la baisse de la fertilité est jugée inquiétante par 69% des Français lorsqu'il s'agit d'eux-mêmes, la proportion d'inquiets montant à 85% lorsqu'on évoque les générations futures.
Interrogés sur les raisons qui expliquent le plus cette diminution de la fertilité, près de la moitié des sondés (45%) l'imputent à la pollution et aux pesticides, 24% à l'âge plus tardif du premier enfant et 16% à la prise régulière et prolongée d'une pilule contraceptive.
(Sondage réalisé par téléphone du 5 au 8 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.017 Français âgés de 15 ans et plus). AFP



