En 2000, ma vie a basculé

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Je n'avais pas vu mon bébé, je venais de me réveiller.

Je n'ai pu m'empêcher de hurler et de me cacher sous les draps, mon mari était tellement abattu qu'il n'a pu me le dire, il n'était pas là au moment ou j'ai appris cette mauvaise nouvelle. Le gynéco est sorti sans un mot de réconfort....

J'ai demandé à voir mon bébé et là je me suis dit qu'il fallait que j'en profites au maximum. Je n'ai pas repris mon travail pour profiter de lui. Malgré le bonheur qu'il me procurait, je ressentais un vide, une amputation, je pleurais souvent. Mon mari a demandé des renseignements à mon gynéco sur les mères porteuses et sur les greffes d'utérus, il y croyait....

Mais j'avais tendance à déprimer surtout quand j'apprenais q'une de mes soeurs ou ma voisine était enceinte.

Je me disais : \"elle a beaucoup de chance, elle ne se rend pas compte\". Encore, aujourd'hui, quand je vois des femmes enceintes, je ressens un vide dans mon ventre. Quand j'apprends une grossesse dans mon entourage, j'en ai mal au ventre, je pleures quand je me retrouves toute seule. Je ne veux pas montrer à mon mari ma tristesse. 
J'ai mis beaucoup de temps à accepter que je ne porterai plus de bébé, mais grâce à vous, j'ai repris espoir.

Je pense énormément faire appel à une mère porteuse, et si cela pouvait se faire en France, je serais d'autant plus convaincue.

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